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Le MotDit


2001-2003+

Dès secondaire 5, alors que ma soeur plus âgée m’en rapportait des exemplaires du cégep, je savais qu’il faudrait que je m’y implique. C’est que Le MotDit n’est pas un journal étudiant comme les autres. L’esprit qui y régnait et qui s’en dégageait — farouche indépendance, investissement et passion complètes de ses membres les plus impliqués, capacité à ne pas se prendre au sérieux tout en démontrant un amour du travail bien fait — furent de puissants facteurs d’attraction, au point même que j’ai tenté d’y soumettre des articles alors que je n’étais pas encore rendu au cégep!

Mes années passées au sein du «plus grand journal étudiant cégépien au monde» furent, disons-le, rien de moins qu’épanouissantes. Plaisir, fierté et une bonne dose d’apprentissages étaient au rendez-vous. En fait, j’y ai appris beaucoup plus que pendant les cours, raison officielle de ma présence en ces murs collégiaux. Je garde surtout de cette époque des souvenirs de tous les bons moments que nous avons vécu entres amis, ainsi que l’émerveillement bimensuel de voir ses articles imprimés et distribuées à 2000 copies. Ça ne paraissant pas trop parce qu’on passait l’essentiel du temps à «déconner», mais nous parvenions quand même à travers tout cela à sortir un numéro chaque deux semaines (ah, les soirées de montages!), à gérer un organisme de presse indépendant, à couvrir les événements majeurs du mouvement étudiant, et à rayonner à l’échelle de la presse étudiante québécoise.

En fait, je considère que Le MotDit est un environnement tout à fait exceptionnel, unique en comparaison avec les autres journaux étudiants de ce monde, et même les activités parascolaires en général. Les ingrédients magiques du MotDit? C’est la combinaison de beaucoup de choses. Un quartier général bien à nous que nous pouvions personnaliser complètement, une liberté de création et d’expression totales, un budget inégalé, un livrable tangible et récurrent destiné à un rayonnement public, le pouvoir complet de s’autogérer, la fierté et le sens de la responsabilité d’appartenir à une institution somme toutes historique, le contexte particulier qu’est celui d’un cégep où les études peuvent être prises moins au sérieux qu’à l’université, et où les étudiants ne sont pas encadrés comme au secondaire, du temps libre, des divans, des amis, et toute la vie devant soi.